19/06/2025
« Il fait bon fréquenter ce Jardin d’été » ★★★★
« Les joyaux de la filmographie du maître nippon : si Déménagement est le diamant brut, Jardin d'été est son émeraude » 5/5
🇯🇵
JARDIN D'ÉTÉ (NATSU NO NIWA - THE FRIENDS)
un film de Shinji Sômai
« Les joyaux de la filmographie du maître nippon : si « Déménagement » est le diamant brut, « Jardin d'été » est son émeraude, une pierre précieuse à découvrir d'urgence dans une sublime copie restaurée en 4K. » 5/5 PParis Match
« Il fait bon fréquenter ce Jardin d’été quand bien même la fébrilité de l’existence et le souvenir des morts en habitent chaque recoin. » ★★★★ LLe Nouvel Obs
« On n’en a pas fini de redécouvrir Shinji Somai. Après Déménagement (1993), puis Typhoon Club (1985), Jardin d’été. Le film met en scène trois écoliers de Kobe, au Japon, qui, à l’approche des grandes vacances, s’interrogent sur la mort, cette grande inconnue, et cherchent à voir un cadavre. Pour cela, ils élaborent un stratagème d’une dureté propre à leur âge. Ils rôdent autour d’une maison délabrée où vit un vieil ermite, Kihachi Denpo. Se figurant ses jours comptés, les compères l’observent, le suivent, passent la palissade fissurée et s’invitent dans sa cour, une jungle de broussailles. Expérience cruelle où le vieillard finit par trouver son compte, confiant aux sales gosses les tâches qu’il ne peut plus accomplir : débroussailler, repeindre, retaper, replanter. La splendeur du film tient à la façon dont il fait émerger cette grande loi du monde dans l’enclos d’un petit jardin. En semant à la place des mauvaises herbes, les trois enfants font pousser des cosmos, belle façon de dire que l’univers tout entier passe par la plus infime de ses parcelles. Au fond du jardin se trouve un puits, dont on ne sait à quelle profondeur il renvoie, mais dans l’embouchure duquel viennent s’inscrire, à la façon d’un médaillon, les visages des trois enfants. Réservoir des âmes, source d’émerveillement, c’est de lui que jaillit aussi l’ultime élan de poésie du film, le plaçant in extremis sous les auspices du conte. Ces contes qui, depuis les territoires de l’enfance, nous apprennent à apprivoiser la mort »
CHEF-D’ŒUVRE, LLe Monde