10/29/2025
Mon commentaire d'aujourd'hui dans le Devoir:
Les végétaliens excellent en marketing… mais pas en nutrition.
Réduire la consommation de viande au profit d’aliments végétaux peut effectivement être bénéfique pour la planète — mais certainement pas pour la santé humaine, surtout chez les enfants. C’est ce que j’expliquais dès 2004 dans mon ouvrage Vivre mince, gourmand et en santé.
Le problème principal du végétalisme, surtout quand il est imposé à des enfants, tient à l’extrême complexité de le pratiquer sans carences. Moins de 1 % de la population possède les connaissances nécessaires pour planifier adéquatement un régime végétalien. Un exemple : l’acide docosahexaénoïque (DHA), un oméga-3 crucial pour le développement du cerveau, est inexistant dans les végétaux terrestres. La seule source reconnue compatible avec le végétalisme est l’huile de microalgues. Or :
• Très peu de végans savent cela.
• Encore moins savent comment doser adéquatement leur apport en DHA.
• Et pratiquement aucun pédiatre ne prescrit une telle supplémentation préventive.
Résultat : les enfants végans sont exposés à des carences silencieuses mais graves, notamment sur le plan cognitif, au moment le plus critique de leur développement. Or, l’amour des parents pour leurs enfants devrait primer sur l’idéologie.
Heureusement qu’il existe une troisième voie encore trop peu connue : l’entomophagie.
Les insectes comestibles offrent :
• une excellente source de protéines complètes,
• des acides gras, y compris certains oméga-3,
• un impact environnemental nettement inférieur à celui de l’élevage traditionnel,
• et aucune souffrance animale perceptible, contrairement aux élevages industriels ou aux abattages rituels.
Bref, la planète ne sera pas sauvée par une population carencée. Ce qu’il faut, c’est une solution à la fois durable et scientifiquement cohérente. Le véganisme ne l’est pas. L’entomophagie s’en rapproche beaucoup plus.