17/10/2026
C'est tellement vrai tout ce que tu dis Jonathan. Et certains s'usent et ne se battent plus et c'est toujours les mêmes qui gagnent.
Combien de personnes qui ne viennent qu'une fois par mois disent : oh dommage que vous fermez, c'est un chouette commerce qui a de bons produits.
On ne changera la donne que si vous changez vos habitudes. Sinon on aura beau marcher, protester, crever de chaud ou être noyés, rien de bougera.
Lisez le texte de Jonathan jusqu'au bout.
🍂 ET SI NOUS ARRÊTIONS DE SOUTENIR LE LOCAL ?
Oui, vous avez bien lu.
Et si on arrêtait de prétendre soutenir les petits producteurs, les maraîchers et les commerces de proximité… alors que, dans les faits, on continue à remplir les caisses des grandes surfaces par facilité ?
Parce qu'à un moment, il faut arrêter de se raconter des histoires.
Depuis plusieurs semaines, je constate une réalité : moins de passages, des paniers moins remplis, des habitudes qui semblent s'essouffler.
Et pourtant, derrière chaque ouverture de CopPin-Cop’Plantes, le travail reste le même. Les cultures, les récoltes, les préparations, les approvisionnements… Rien ne s'arrête parce que les clients se font plus rares.
❤️ Heureusement, pour Claire, pour Juliette, pour Michèle, pour Véronique, pour Antoine. Pour Isabelle, pour Pascal, pour Gwen, pour Virginie, pour Rémy, Sophie, Marie, Emilie et pour beaucoup d'autres, consommer local n'est plus une bonne résolution : c'est une évidence.
Vous revenez semaine après semaine. Vous avez intégré le local à votre quotidien, presque dans vos gènes. Vous savez que chaque panier, même modeste, compte.
À vous, un immense MERCI. ❤️
Par vos achats, votre fidélité et votre confiance, vous permettez à un petit commerce de continuer à exister.
Vous ne vous contentez pas de parler de changement : vous l'incarnez.
Mais il y a une réalité qui me frappe de plus en plus.
Delhaize, Colruyt, Intermarché… Ont-ils besoin de publier chaque matin sur Facebook ou Instagram pour vous rappeler qu'ils existent ?
Non.
Vous savez qu'ils sont là. Vous connaissez leurs horaires. Vous prenez naturellement la direction de leurs parkings, parfois même sans y réfléchir. Ils sont devenus des automatismes.
Et pendant ce temps, que doit faire le petit commerçant ?
Publier. Communiquer. Montrer ses produits. Rappeler ses horaires. Expliquer son travail. Se rendre visible. Encore. Encore et encore.
Se battre chaque jour, parfois chaque heure, simplement pour qu'on pense à lui au moment de faire les courses.
Comme si produire, récolter, préparer, sélectionner de bons produits et accueillir les clients ne représentait pas déjà un travail considérable.
Comme si son existence devait être justifiée chaque semaine.
Pourquoi faut-il constamment rappeler aux gens de soutenir ce qu'ils disent vouloir préserver ?
Et puis, il y a cette question du budget.
Je sais que certaines familles doivent compter chaque euro. Je le respecte profondément.
Mais il faut aussi déconstruire cette idée selon laquelle consommer local serait forcément réservé à ceux qui ont les moyens.
Chez un petit producteur, vous pouvez souvent acheter ce dont vous avez réellement besoin. Ni plus. Ni moins.
Vous avez besoin de trois pommes de terre ? Vous achetez trois pommes de terre.
Vous avez besoin d'un seul poireau ? Vous prenez un poireau.
Deux carottes, une pomme, un oignon ? C'est possible aussi.
Pas besoin d'acheter systématiquement un kilo, un sachet ou une botte entière lorsque vous n'en avez pas l'utilité.
Un petit panier n'est pas un petit soutien.
Et surtout, acheter uniquement ce dont on a besoin, c'est aussi éviter de payer pour des aliments qui risquent de finir oubliés au fond du frigo.
Bien sûr, cela ne signifie pas que tous les produits locaux sont toujours les moins chers. Mais cela signifie qu'il existe d'autres façons de faire ses courses, de maîtriser ses dépenses et de consommer autrement.
Alors avant de dire que le local coûte trop cher, pourquoi ne pas venir voir ce qu'il est réellement possible d'acheter avec son budget ?
Parce que le problème n'est pas toujours le prix.
Parfois, le véritable obstacle, c'est simplement l'habitude.
Cette habitude de tout acheter au même endroit. De privilégier la facilité. De remettre à plus t**d ce changement que l'on affirme pourtant souhaiter.
Et les semaines passent.
Alors je pose une question :
Que mettez-vous dans votre panier lorsque vous ne venez pas chez un producteur local ?
D'où viennent ces produits ? Qui les a cultivés ? Qui en vit ? Quel modèle économique votre argent contribue-t-il à faire grandir ?
Chaque achat soutient un modèle. Chaque passage en caisse participe au monde que nous décidons de finaner.
🌱 Le local n'a pas besoin de supporters occasionnels. Il a besoin de personnes qui en font une habitude.
Pas uniquement quand il fait beau. Pas seulement lorsqu'une publication vous interpelle. Pas une fois de temps en temps pour se donner bonne conscience.
RÉGULARITE et ENGAGEMENT.
Je ne demande pas que vous achetiez tout chez votre commerçant local. Je ne demande pas non plus que vous remplissiez des paniers énormes.
Je demande simplement de la cohérence avec le monde que nous voulons construire pour demain, pour nous et pour nos enfants et petits-enfants.
Il y a longtemps, nous avions des commerces de proximité partout dans chaque village, et nous les avons fait disparaitre au profit des multinationales de la grande distribution. Une conscience est progressivement revenue lors d'une certaine pandémie mondiale et a permis une renaissance de ces commerçants de proximité. Aujourd'hui l'humain a-t-il retenu ce qu'il a proclamé haut et fort en cette période ? Souvenez-vous de ce que vous aviez juré il y a 7ans!
💚 Aujourd'hui, samedi 17 octobre, CopPin-Cop’Plantes est ouvert de 10h à 17h.
Je serai là, avec mes légumes, mes produits locaux, mon travail et toujours cette envie de faire vivre un commerce à taille humaine, où chaque personne compte pour ce qu'elle est vraiment 💚
Avec beaucoup d'amour pour ce que vous représentez à mes yeux