26/05/2025
Privilégions la culture de la paix
La paix est une condition sine qua none pour le développement socio-économique d’un pays. Cette paix qui règne dans notre pays doit être consolidée plutôt que de la mettre à rude épreuve sinon en cause. Depuis les événements douloureux du village Mandakao, dans la Province du Logone Occidental, des individus mal intentionnés propagent des messages de haine et de xénophobie sur les réseaux sociaux. Ces comportements belliqueux risquent à la longue de replonger notre pays dans le chaos. Les différentes communautés ont toujours vécu en symbiose. Les éleveurs et les agriculteurs sont condamnés à cohabiter. Il ne sert à rien de jeter de l’huile sur le feu. L’heure est plutôt à l’apaisement. Certains politiciens en mal de popularité ont profité de ce drame innommable pour distiller également des communiqués d’une extrême gravité pour dénoncer avec véhémence ce qui s’est passé dans cette contrée. Les autorités qui gèrent cette circonscription administrative doivent être très vigilantes à l’avenir en vue d’anticiper toute tentative de vengeance sur tel ou tel camp. Pour une solution idoine à ce problème récurrent, il faut revisiter les textes d’ailleurs obsolètes qui tracent les couloirs de transhumance afin de les adapter à la nouvelle donne et surtout nous éviter de tel massacre horrible qui dépasse le seuil du tolérable. Il serait judicieux de remonter les bretelles à certains chefs de canton qui ne devraient pas prendre parti de telle ou telle communauté. En tant qu’auxiliaire des pouvoirs publics et garant de la paix, ils doivent sensibiliser les uns et les autres à la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble. La question des autochtones et des allogènes doit être bannie de notre langage. Un Tchadien peut vivre n’importe où sur les 1284000 kilomètres carrés du territoire national. Les hommes politiques, les acteurs de la société civile, les dignitaires religieux, chacun doit jouer sa partition pour permettre aux communautés de vivre dans la quiétude, le calme et la sérénité. Il n’est dans l’intérêt de personne de troubler cette paix. L’ancien dirigeant Ivoirien Félix Houphouët Boigny ne disait-il que « la paix n’est pas un vain mot mais un comportement ». Cette sagesse populaire vaut tout son pesant d’or dans ce contexte de tension inutile qui plombe notre pays.