11/10/2026
CRIET : Un militaire poursuivi pour désertion invoque des raisons de santé
En service au 3e Bataillon Interarmes (BIA) de Ouidah, le prévenu avait auparavant été déployé sur le front de Kourou-Koualou, avant de rejoindre le camp de Tanguiéta à la suite d'une attaque.
Devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), le militaire a reconnu s'être éloigné de sa garnison pendant sept jours, tout en contestant la qualification de désertion retenue contre lui.
Des raisons médicales invoquées
Pour justifier son absence, le prévenu a avancé des problèmes de santé. Il affirme avoir dû s'éloigner pour recevoir des soins et dit détenir un certificat médical à l'appui de ses déclarations. Interrogé par le ministère public sur les justificatifs de sa prise en charge, il a confirmé être en possession dudit document.
Il a par ailleurs évoqué la nécessité d'un soutien psychologique à la suite d'un incident survenu dans l'exercice de ses fonctions, un accompagnement qui, selon lui, ne serait pas disponible au sein des garnisons, rapporte notre envoyé spécial de Libre Express.
Le rappel de la procédure
Au cours de l'audience, le juge a rappelé que toute demande de permission doit faire l'objet d'une requête écrite adressée à la hiérarchie militaire. Une simple démarche verbale auprès d'un supérieur ne saurait justifier une absence prolongée.
Le dossier a été renvoyé au 19 novembre 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.
✍️ Rédaction/ Robus GBEWEDO journaliste
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