01/02/2023
Chers lecteurs, nous recevons pour vous sur ce premier numéro de l’année de votre espace « entrepreneur du mois », une brave femme, une amazone une vraie combattante.
Elle est diplômée en marketing action commerciale, ayant fait beaucoup d’expériences dans le domaine de l’emploi, elle a vite compris que l’entrepreneuriat stimule l’emploi pour la jeunesse. D’où la création de son entreprise KNMS SARL
Ainsi elle a choisi de valoriser les ressources de la nature en produisant du sirop à base des épices et des plantes.
Je vous invite à y gouter c’est du vrai délice
Chers lecteurs, découvrons ensemble le parcours de Madame Salamath MOUSTAPHA-SOULE béninoise résident à Cotonou
1. Bonjour Madame présentez-vous à nos lecteurs
Je suis Salamath MOUSTAPHA-SOULE, béninoise résidante à Cotonou
2. Parlez-nous de KNMS ?
Nous sommes dans l’assistance conseil marketing, action commerciale, événement d’entreprise, formation et production de sirop dénommé Gincé à base de plantes aromatiques et d’épices qui a le double objectif de répondre au besoin et au désir de tout un chacun
3. Comment est partie l’idée ?
Pour celui de l’entreprise elle-même, c’était de fournir des meubles (lit et accessoires) autres à prix accessibles pour la petite enfance en plus de la prestation marketing. L’idée m’est venue simplement par le fait que l’univers enfant m’a toujours intéressé. Et je voulais donner aux couples l’occasion de prolonger leur rêve féerique avec leurs trésors qui sont leurs enfants qu’ils ont désirés. Mais pour le moment, cela n’a pas encore démarré à cause de certaines circonstances.
Par contre, concernant le volet accompagnement d’entreprise en marketing, étant moi-même dans le marketing et ayant été responsable du département commercial dans une grande imprimerie, j’ai pu observer que c’est un volet qui est fortement négliger par les TPE/PME, surtout les primo-entrepreneurs.
Pour ce qui concerne le sirop Gincé, là c’est toute autre histoire. En fait je le faisais pour moi-même et ceux qui le gouttaient ont trouvé que c’était délicieux. Et petit à petit, l’idée m’est venue d’en faire profiter à plus de monde.
4. Pour vous, entreprendre c’est quoi ?
Entreprendre c’est faire quelque chose qui vous plaise et qui plaise et soit utile à ceux vers qui c’est destiné contre rémunération.
5. Pourquoi entreprendre, qu'est-ce qui vous a motivé à entreprendre ?
Vous savez, tout être humain entreprend quelque chose, cela est une nécessité pour sa survie, cela prend aussi la forme de l’entreprenariat quand cela concerne un salarié qui le fait au sein de sa structure. Entreprendre est naturelle. Maintenant, cela va dépendre dans quoi on entreprend et comment on le fait.
Ce qui m’a motivé ? On va dire que c’est le besoin impérieux d’être utile, d’apporter un plus à la société. Ce qui m’a finalement décidée, c’est que l’entreprise dans laquelle j’étais, semblait ne pas prendre en considération nos propositions et bien d’autres choses. Ce qui était quelque peu frustrant pour nous qui avions des idées.
6. Nous imaginons que les débuts n’ont pas été simples. Quels étaient les défis ?
ha ouiii ! ce ne fut pas simple le début ! je vous l’accorde. Et même maintenant d’ailleurs. Le grand défi était et sont toujours les finances quand bien même vous avez de la stratégie pour contourner le problème, il est crucial. Ensuite c’est la clientèle et toute la stratégie qui va avec. Il faut se faire connaitre, faire connaitre votre produit/service. Avoir de la visibilité. Mais ce côté est un réglé car j’ai une forte audience internet et je profite de toute occasion pour me faire connaitre. L’autre défi majeur que tout entrepreneur fait « semblant » d’ignorer, c’est la gestion financière qui est vraiment très prenant et qui est indispensable. Autrement vous tombez.
7. Avez-vous bénéficié de subvention, d’aide ou d’accompagnement ?
En terme de subvention à proprement parler non mais côté accompagnement technique du point de vue renforcement de capacité oui
8. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
J’ai été accompagné sur le plan technique par certaines structures étatiques et internationales qui viennent en appui aux PME. Mais là j’ai vraiment besoin d’aide, de subvention (augmentation de la capacité de production) et d’accroitre mon marché à travers des réseaux spécifiques. Donc si certaines bonnes œuvres que je remercie au passage, peuvent me joindre cela m’aidera énormément.
Déjà je fonce comme je peux. Cela a été très bénéfique cela a renforcé mes capacités managériales car être salarié, cadre n’a rien à avoir avec être chef d’entreprise. Une réalité méconnue et ou ignorée par beaucoup.
9. Quels ont été les obstacles que vous avez rencontrés au début de votre aventure Entrepreneuriale ?
Comment vous les aviez surmontés ?
Les obstacles sont ceux que j’ai cités plus haut et qui sont des défis quotidiens. A cela je peux aussi ajouter le fait qu’étant dans le secteur agroalimentaire, le problème d’emballage était survenu, moi c’est la bouteille en verre, ce qui a quelque peu freiné les activités et l’expansion. Pour le contourner, dans un premier temps j’ai dû freiner la production, je n’avais le choix, et après je me suis rabattue sur les bouteilles recycler car il n’était question pour moi de « lâcher mes clients qui commençaient par connaitre et s’habituer au sirop Gincé. Bon maintenant on a un peu d’arrivage. On peut souffler.
Autre difficulté, cela est relatif aux formations que je donne. Les entrepreneurs ne mettent pas trop l’accent sur l’auto-formation, on est obligé de baisser les prix. Ensuite, c’est covid19 qui ne nous facilite pas la tâche, mais nous devons être inventifs et agiles afin de nous en sortir car nous devons désormais composer avec.
10. Tout le monde peut -il entreprendre ?
Ha ! Ce fut le thème d’une de mes formations l’année dernière au campus face aux étudiants. Je pense la mettre encore à l’affiche car elle devient récurrente. Alors est-ce que tout le monde peut être entrepreneur ? oui dans la mesure où c’est dans la nature de l’être humain d’entreprendre, non si vous n’avez pas certains caractères et capacités physiques et psychologique.
11. Si vous devriez convaincre les lecteurs/les jeunes sur la nécessité d'entreprendre que leur diriez-vous ?
Je leur dirai que le chômage est une chance, car ils sont déjà à terre. Ils n’ont plus le choix que de se relever et ceci passe par l’entrepreneuriat. Mais pas n’importe comment, en se faisant former et coacher, en ayant des mentors.. Je retrouve des diplômés bac +++++ qui trainent et continuent à faire « j’ai l’honneur », c’est bien mais à un moment donné, il faut se créer son propre emploi. Les jeunes pensent que certaines activités ne sont pas de leur niveau. Or il leur revient de les mettre à leur niveau avec leur bagage intellectuel. Aussi, je leur dirai d’avoir confiance en eux et de forger leur caractère. Tout le monde ne saurait-être entrepreneur, autrement qui va travailler pour qui ? S’ils ont une idée d’entreprise qui s’apparente à un projet de vie ou qui répond à leur pourquoi, là oui ; il faut foncer mais en se faisant accompagner et se faire former dans le domaine choisi.
L’entrepreneuriat n’est pas une incantation
12. Quel est le rôle du gouvernement dans l'entrepreneuriat des jeunes ?
Le rôle majeur est la formation selon un cursus et un programme depuis le cours primaire qui forge le mindset. Tout part de là. Les programmes enseignés. Ensuite les facilitations qu’il leur met en place
13. Quel conseil donneriez-vous à ces milliers de jeunes qui veulent se lancer dans l’Entrepreneuriat ?
Le conseil ultime est d’avoir une bonne idée d’entreprise, faire un plan, avoir confiance en eux, se former continuellement, avoir un mentor, passer à l’action, être discipliner, rester focus malgré les aléas. Etre toujours à la recherche de l’information, la vraie, dans son domaine. Etre ouvert d’esprit et être prêt à pratiquer le reframing qui est la capacité à s’adapter ou se réadapter (être agile). De surtout savoir prendre de risque et de ne pas avoir une peur paralysante.
14. Votre mot de fin.
Ce fut un plaisir d’avoir parlé de moi de mes activités et que j’ai toujours besoin d’accompagnement tant technique que de subvention.
J’ai d’autres projets qui vont voir le jour bientôt et j’espère en parler au moment opportun dans ce canal.
Ce fut aussi un plaisir d’avoir apporté un plus et que les jeunes ne pensent pas que l’entrepreneuriat on y va parce qu’on est fâché avec son employeur, son père, son mari…. On y va pour les bonnes raisons autrement on est vite découragé. Les obstacles deviennent des montagnes insurmontables.
Confiance en soi, formation, agile en tout temps et en tout lieu.